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Le jeudi 7 mai 2009 : Journées décisives à Raflatac
Le conflit à Raflatac de Pompey arrive à un tournant. Après une nuit d'énervement, et une manifestation à Nancy, une médiation est en cours grâce à la préfecture.
Le mercredi 6 mai 2009 : Raflatac
Le mardi 5 mai 2009 : Grèves à Raflatac
Deux membres de l'intersyndicale ont commencé hier une grève de la faim à Raflatac-Pompey touchée par un plan social. Et la production s'est mise en grève illimitée.
Le mercredi 1 avril 2009 : Raflatac : le CE déboutéLe détail n'était pas connu hier soir, mais le jugement du tribunal déboute les élus du CE de la papeterie Raflatac à Pompey.
NANCY.- Ils ont attendu toute l'après-midi d'hier , mais la décision est finalement tombée à 17h.
Le juge du tribunal de grande instance de Nancy assigne sous huitaine les élus du Comité d'entreprise de Raflatac à donner leur avis sur le lancement du plan social par la direction (Livre IV). On se souvient qu'en novembre, la direction de l'usine de Pompey a annoncé un plan social concernant le licenciement de cent salariés de la papeterie, filiale d'UPM-Raflatac.
Le 6 mars, les élus de l'intersyndicale avaient été conviés à clore le Livre IV (exposé des raisons économiques menant au plan social) par un vote. Ils avaient refusé de voter, aussi longtemps que la direction n'aurait pas répondu à toutes les questions qu'ils avaient posé lors des CE précédents.
Mardi 10 mars, suite à un référé introduit par les élus du CE, l'affaire a été plaidée par Me Henon-Hilaire pour la direction, Me Michel pour les représentants du personnel. Mais le délibéré n'a été rendu qu'hier soir.
« La décision rendue par le TGI est conforme à la jurisprudence du droit du travail », remarquait hier soir Me Horbert, qui assistait Me Henon-Hilaire, comme con- seil de la direction du groupe papetier. Mais les attendus de la décision n'étant pas connus, les avocats des deux parties opposées étaient bien en peine hier soir d'aller plus loin dans le commentaire. L'intersyndicale était dans la même expectative. « On attend d'avoir copie de l'ordonnance », nous déclarait hier soir Fabrice Mathieu, délégué CGC.
Les représentants du personnel ne cachaient pas hier avoir d'autres atouts dans leur manche pour attaquer au fond et combattre ainsi un plan social qu'ils récusent, s'il faut malgré tout donner cet avis sans qu'il soit assez éclairé, et sous huitaine.
Ce qui ferait avancer la procédure au livre III, qui est la discussion des modalités du plan social proprement dit, précédant les licenciements.Guillaume MAZEAUD